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Défibrillateurs : Asnières sur Seine montre l’exemple

Defibrillateur premiers secours

Depuis le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007, chaque citoyen français est autorisé à utiliser un défibrillateur externe, qu’il soit entièrement automatisé ou semi-automatique. Si la loi ne précise pas les modalités concernant une possible formation initiale ou continue, certaines villes ont déjà emboîté le pas et ont décidé d’installer des DAE (défibrillateurs automatisés externes) en libre accès dans les lieux publics. Asnières sur Seine, ville du département des Hauts de Seine, s’inscrit dans cette logique et vient de faire l’acquisition de défibrillateurs semi-automatiques Zoll auprès de NM Médical. Une acquisition pensée pour le bien de ses concitoyens.

40 000 à 60 000 personnes victimes d’arrêt cardiaque en France

En France, entre 40 000 et 60 000 personnes sont victimes d’arrêt cardiaque par an. Dans 45% des cas, un choc électrique déclenché par un défibrillateur externe et une réanimation cardio-pulmonaire sont nécessaires pour relancer l’activité du coeur. L’arrêt cardiaque renvoie à trois mécanismes : la tachycardie ventriculaire (autrement appelée fibrillation ventriculaire), l’asystolie ou encore la dissociation électromécanique. La défibrillation n’est efficace que sur la tachycardie ventriculaire. Le diagnostic est donc primordial pour déterminer s’il s’agit, ou non, d’un arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire. S’il est fréquemment posé par un médecin, le diagnostic peut également être fait, en urgence, lors de la réanimation cardio-pulmonaire, par défibrillateurs semi-automatiques (DSA) ou entièrement automatiques (DEA).

Appareils portables fonctionnant sur batteries, les défibrillateurs automatiques externes permettent, non seulement d’analyser le rythme cardiaque, mais aussi de délivrer un choc électrique le cas échéant. Souvent pointés du doigt, les défibrillateurs semi-automatiques ne se différencient des défibrillateurs entièrement automatiques que par la présence d’un bouton central permettant la délivrance du choc. Faciles d’utilisation, même s’ils ne dispensent pas d’une formation, les défibrillateurs semi-automatiques sont un gage de sécurité lors de la pratique d’une défibrillation ventriculaire. Au contraire des défibrillateurs entièrement automatiques, les DSA permettent de s’assurer, avant le déclenchement d’un choc, qu’aucune personne ne soit en contact physique avec la victime.  S’ils sont fréquemment mis en accès libre dans des lieux publics outre-Atlantique (Etats-Unis et Canda) et outre-Manche, ils s’avèrent beaucoup moins nombreux en France.

Asnières sur Seine s’équipe en défibrillateurs Zoll

Première ville de l’Hexagone à mettre en place des défibrillateurs entièrement automatiques dans des lieux publics, Montbard avait profité d’un vide juridique sur les DEA pour les mettre en accès libre. Depuis, cette petite ville de Côte-d’Or a fait des émules en France. Suite à la parution le 4 mai 2007 du décret n° 2007-705, la donne a considérablement changé. Chaque citoyen est désormais autorisé à utiliser un défibrillateur automatisé externe qu’il soit entièrement automatique (DEA) ou semi-automatiques (DSA).

Aujourd’hui, plusieurs villes de France profitent de cette loi pour se lancer dans l’acquisition de défibrillateurs semi-automatiques. Dans le cadre d’un marché public, la ville d’Asnières sur Seine s’est donc portée acquéreur de DSA de la marque Zoll auprès de NM Médical. Le défibrillateur AED Plus de Zoll est le seul produit sur le marché qui guide, par des messages vocaux, le secouriste tout au long de la réanimation cardio-pulmonaire. L »électrode mono-bloc CPR-D Padz, sur lequel est placé le sensor de compression qui permet de juger de la qualité de la réanimation cardio-pulmonaire, est également un gage de sécurité lors de sa pose sur le thorax de la victime. Au contraire des autres appareils où il est possible d’intervertir les électrodes et les polarités, le défibrillateur semi-automatique Zoll garantit donc la pose des électrodes.

Des défibrillateurs installés dans les gymnases

Interrogée sur cette acquisition, Mme Sandrine Le Corps, responsable des Marchés publics à la mairie d’Asnières, est revenue sur le choix de s’équiper en défibrillateurs semi-automatiques auprès de la société NM Medical. « Les défibrillateurs semi-automatiques seront installés dans des lieux publics comme les gymnases, les piscines ou encore, la mairie et ses annexes » précise Mme Le Corps, avant d’ajouter, pour conclure : « C’est effectivement un souhait de notre Maire, Mr Pietrasanta, et c’est le directeur général des services qui s’est occupé de rédiger le cahier des charges de ce marché public« .

S’il n’est pas encore à l’ordre du jour d’en disposer dans les rues de la ville, la mairie d’Asnières sur Seine illustre parfaitement la volonté du département des Hauts de Seine de s’équiper en défibrillateurs semi-automatiques pour sauver des vies. Le site internet de la ville rappelle notamment que la CPAM du département a également fait le choix de se doter de DEA et de former ses employés à leur utilisation. Voilà en tout cas une nouvelle qui devrait faire plaisir à la ministre de la Santé, Mme Roselyne Bachelot, qui s’est toujours prononcée en faveur de l’implantation de défibrillateurs dans les villes, et plus particulièrement, dans les centres sportifs. En espérant que d’autres agglomérations, voire même d’autres entreprises, suivent cet exemple du bon sens.

Le saviez-vous ?

Le terme DAE (Défibrillateur automatisé externe) est l’appellation générique employée pour regrouper les défibrillateurs semi-automatiques (DSA), les défibrillateurs entièrement automatiques (DEA) et les défibrillateurs automatiques (DA) sous un même nom.

Dans le cas d’un défibrillateur semi-automatique (DSA), c’est l’utilisateur qui appuie sur le bouton choc après que l’appareil ait conseillé la délivrance d’un choc.

Dans le cas d’un défibrillateur entièrement automatique (DEA) ou d’un défibrillateur automatique (DA), c’est l’appareil qui déclenche automatiquement le choc électrique quelques secondes après avoir conseillé la délivrance d’un choc.

Ce que dit la loi :

Décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 modifiant le code de la santé publique :

Article 1

Le chapitre Ier du titre Ier du livre III de la sixième partie du code de la santé publique (dispositions réglementaires) est ainsi modifié :

  1. L’intitulé de la section 2 est remplacé : « Utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins ».
  2. L’article R. 6311-14 est remplacé par les dispositions suivantes :
    « Art. R. 6311-14. — Les défibrillateurs automatisés externes, qui sont au sens de la présente section les défibrillateurs externes entièrement automatiques et les défibrillateurs externes semi-automatiques, sont un dispositif médical dont la mise sur le marché est autorisée suivant les dispositions du titre Ier du livre II de la partie V du présent code et permettant d’effectuer :
    L’analyse automatique de l’activité électrique du myocarde d’une personne victime d’un arrêt circulatoire afin de déceler une fibrillation ventriculaire ou certaines tachycardies ventriculaires ;
    Le chargement automatique de l’appareil lorsque l’analyse mentionnée ci-dessus est positive et la délivrance de chocs électriques externes transthoraciques, d’intensité appropriée, dans le but de parvenir à restaurer une activité circulatoire. Chaque choc est déclenché soit par l’opérateur en cas d’utilisation du défibrillateur semi-automatique, soit automatiquement en cas d’utilisation du défibrillateur entièrement automatique ;L’enregistrement des segments de l’activité électrique du myocarde et des données de l’utilisation de l’appareil. »
  3. L’article R. 6311-15 est remplacé par les dispositions suivantes :
    « Art. R. 6311-15. — Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l’article R. 6311-14. »
  4. L’article R. 6311-16 est remplacé par les dispositions suivantes :
    « Art. R. 6311-16. — Le ministre chargé de la santé organise une évaluation des modalités d’utilisation des défibrillateurs automatisés externes par le recueil de données transmises par les équipes de secours.

Ces données sont relatives, notamment, à la répartition géographique des défibrillateurs automatisés externes, à leurs modalités d’utilisation ainsi qu’aux données statistiques agrégées sur les personnes prises en charge.

Les modalités de ce recueil et la liste des données statistiques agrégées sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. »

Article 2

La section 2 du chapitre Ier du titre Ier du livre III de la sixième partie du code de la santé publique, telle que modifiée par le présent décret, est applicable à Mayotte et à Wallis et Futuna.

Article 3

Le ministre de la santé et des solidarités est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


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